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La méthode à contre-courant pour protéger naturellement son jardin


Devoir acheter chaque année un nouveau produit contre les pucerons ou une attaque de champignon, c’est frustrant, coûteux et pas franchement compatible avec la philosophie d'une autonomie alimentaire respectueuse de l'environnent.

Pour y remédier, je vous propose de découvrir une méthode innovante, issue de la recherche d'Éric Petiot (spécialiste des alternatives biologique aux pesticides et auteur à succès) afin de protéger naturellement son jardin.

Des débuts coûteux et pas très écologiques

Mes débuts dans la création d’un jardin autonome n’ont pas été tout rose. En effet, j’ai eu pas mal de problèmes avec les pucerons sur mes fèves mais aussi l’oïdium sur mes courgettes et tomates.

Cela devenait vraiment problématique car ils me faisaient perdre entre 25 et 50% de mes récoltes.

A cette époque, je n’étais pas encore au point sur l’équilibre écologique au jardin.

Alors, comme tout le monde, j’ai utilisé la solution la plus facile : les produits phytosanitaires de synthèse.

La jardinerie où j’avais mes habitudes en regorgeait : désherbants pour sols envahis de liseron, produits spéciaux pour les pucerons ou encore produit miracle anti-mildiou.

Après avoir acheté tout le kit du parfait débutant, je me suis dit : si avec tout ça je n’arrive pas à me débarrasser des ravageurs et autres maladies, je jette l’éponge et je range mes bottes.

Malheureusement, l’année suivante les problèmes sont revenus

En effet, malgré l’application minutieuse de l’arsenal que j’avais acheté à la jardinerie, 50 % de mes semis ont été anéantis par des insectes et champignons en tous genres.

Et pour ne rien arranger, le mildiou a dévasté mes tomates et les doryphores ont réduit ma récolte de pommes de terre à zéro.

Mais pourquoi tant de haine ! Et surtout, pourquoi mes récoltes subissaient autant de dégâts malgré l'arsenal de produits miracles déployé

Le bilan de cette expérience fût déplorable car j’avais dépensé une fortune en produits phytosanitaires et un an plus tard j’avais enregistré mes plus grosses pertes de rendements depuis le début de mon projet.

Depuis, j’ai bien retenu la leçon et je me suis juré que je n’utiliserais plus jamais de molécules de synthèses dans mon jardin (même si elles sont utilisables en agriculture biologique).

Les 4 raisons de ne plus utiliser des molécules synthétiques

Avec du recul et une meilleure compréhension des écosystèmes j’ai compris qu’il était impossible d’obtenir durablement des résultats positifs avec ce genre de produit.

Pourquoi ?

Car les caractéristiques chimiques des molécules synthétiques sont incompatibles avec le fonctionnement des organismes vivants.

Voici les 4 raisons pour lesquelles je refuse catégoriquement d'en utiliser dans mon jardin.

1) Elles ne sont pas reconnues par le vivant

Globalement, les molécules synthétiques sont dextrogyres, c’est à dire qu’elles dévient la lumière sur la droite alors que les molécules naturelles sont lévogyres (elles dévient sur la gauche la lumière).

Cette caractéristique (dextrogyre) empêche les molécules synthétiques d’être reconnues par les organismes vivants.

- éric Pétiot et patrick goater

Ces molécules sont alors catégorisées comme des agresseurs par la plante et vont provoquer des maladies iatrogènes (maladies causées par l’application du traitement lui-même).

2) Elles ne sont pas biodégradables

Contrairement aux molécules naturelles, les molécules de synthèse sont en grande majorité symétriques, donc non chirales.

Un composé chimique est dit chirale s'il n'est pas superposable à son image dans un miroir (asymétrique).

Dame Nature n’apprécie pas vraiment ce qui est parfait (la symétrie dans ce cas) puisque le vivant ne reconnait pas bien ces molécules.

Par conséquent, elles ne peuvent pas être dégradées par les micro-organismes du sol et vont persister très longtemps dans l’écosystème.

Pasteur a été le premier à mettre en évidence le rôle déterminant de l’asymétrie au niveau des systèmes vivants. 


Il se rendit compte qu'en nourrissant des moisissures avec une forme symétrique d'acide tartriques elles ne survivaient pas alors qu'avec une forme asymétrique (chirale), elles prospéraient.

3) Elles perturbent l'orientation des micro-organismes

La magnétotaxie peut se définir comme la capacité de certains micro-organismes à percevoir les champs magnétiques et à s’orienter en fonction de ces derniers.

Pour cela, ils utilisent un organite qui fonctionne comme une boussole : le magnétosome.

Magnétosome d'une bactérie (tâche hexagonale noire).

La plupart de ces micro-organismes sont bénéfiques au fonctionnement du sol et souvent indispensables aux plantes cultivées.

Malheureusement, l’apport de molécules de synthèse perturbe le magnétisme du sol et par conséquent le sens de l'orientation des micro-organismes. Un peu comme les cétacés échoués sur la plage.

- ÉRIC PÉTIOT ET PATRICK GOATER

4) Elles agissent comme les radiations nucléaires

L’utilisation de pesticides est plus dangereuse que les retombées radioactives.

- JÉRÔME wiesner (ancien conseiller du président kennedy)

Certains produits chimiques utilisés en agriculture conventionnelle sont radiomimétiques. C'est a dire qu'ils provoquent des dégâts similaires aux radiations nucléaires au niveau de l’ADN.

Cette observation a été confirmée par de nombreux travaux scientifiques et ouvrages sur le sujet dont l'excellent livre Les risques chimiques environnementaux de Jean Claude Amiard qui apporte énormément d'informations sur le sujet.

Vous savez désormais pourquoi je n'utilise plus de molécules de synthèses dans mon jardin.

Cependant, à ce stade de l’article vous vous dites probablement :

« C’est bien beau tout ça, mais comment on fait nous ? Quelle alternative proposes-tu? »

Vous allez le découvrir dès maintenant.

Comment protéger naturellement son jardin : la théorie du triangle

La solution que je vous propose est (en grande partie) tirée du livre d’Éric Petiot et Patrick Goater : Les Alternatives Biologiques aux Pesticides.

Dans ce livre, les auteurs proposent un cadre de travail innovant pour protéger efficacement et sainement son jardin : la théorie du triangle.

C’est une méthodologie qui permet de réanimer les sols épuisés par des apports chimiques de synthèses ou les sols ayant subi de grandes perturbations (jardin de votre maison après les travaux par exemple).

Pour nous les jardiniers autonomes, qui voulons intervenir le moins possible dans le jardin, c’est une approche très intéressante.

Pourquoi ?

Parce que l’objectif ultime du triangle est de permettre au sol de redevenir « anantropique », c’est à dire qu’il puisse s’auto-régénérer. 

Cela s'étend aussi aux plantes qui l'utilisent comme support.

Les trois composants essentiels du triangle

Pour bien fonctionner, ce triangle est composé de trois sommets d'égale importance qu'il faut impérativement combiner :

  • L'apport de micro-organismes
  • L'apport de nourriture pour les micro-organismes
  • L'apport de basalte pour attirer la vie dans le sol

Le premier sommet représente les différents modes de préparation permettant de réensemencer le sol en micro-organismes (extraits fermentés de plantes, jus de compost, etc.)

C’est particulièrement important car des études ont montré qu’une baisse de productivité est souvent associé à une perte de biodiversité du sol.

Le second sommet représente l'apport de nourriture aux micro-organismes via l'enrichissement du sol (engrais verts, engrais organiques, amendements, etc.).

Prenons par analogie une personne ne mangeant que de la viande.

Elle va avoir des micro-organismes spécifiques à ce régime alimentaire.

Mais si elle mange, pour un événement exceptionnel, des légumes, alors elle va avoir des troubles digestifs.

C'est pareil pour le sol. 

Maintenant, je vais vous poser une question :

Est-ce que vous voulez produire des légumes savoureux en grande quantité sans y passer tout vos weekend ?

Je parie que la réponse est oui.

Alors, il sera nécessaire d'apporter une nourriture variée à tous les organismes du sols pour qu'ils protègent vos plantes (gratuitement et sans efforts).

Le dernier sommet représente l’apport de basalte.

L’objectif est de réparer les effets négatifs des molécules de synthèse sur le magnétisme du sol (cause principale de la désorientation des micro-organismes).

Morceau de basalte

En effet, le basalte est paramagnétique et va naturellement agir comme un aimant à micro-organisme (doté d’un magnétosome).

Le rôle de l’aimant est joué par le basalte, et celui du fer par le magnétosome des micro-organismes. Ainsi, des apports de basaltes paramagnétiques vont restaurer l’attractivité biologique de votre sol.

C’est en utilisant conjointement c’est trois sommets que vous pourrez restaurer la capacité "d'auto-régénération" du sol et de vos plantes.

Conclusion

Désormais, vous disposez d’un cadre de travail permettant de lutter de façon naturelle et efficace contre l’ensemble des ravageurs du jardin (insectes, champignons, virus, etc.). 

De plus, les solutions présentées dans l’article vont vous permettre de vous affranchir de l’achat répété en jardinerie de produit miracle. 

C'est un gain pour votre portefeuille mais aussi pour la productivité de votre jardin, votre santé et celle de votre environnement.

Allez, maintenant, je vous laisse la parole. Que pensez-vous de cette méthode ?

Donnez-moi votre avis en publiant un commentaire ci-dessous.

Et surtout, si l'article vous a plu et qu'il peut intéresser une personne de votre entourage, partagez le sur les réseaux sociaux.

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