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La règle d’or pour avoir un sol productif


Si vos récoltes ne sont pas à la hauteur de vos attentes c’est que vous ne respectez pas la règle d'or d'un sol productif.

Continuez de lire l’article pour la découvrir et booster vos récoltes sans efforts supplémentaires !

Des premières récoltes décevantes

Lorsque en 2014 j’ai décidé d’installer un petit potager à côté de chez mes parents, je n’ai pas eu le choix du terrain, j’ai pris ce que je trouvais.

Malheureusement, j'avais un sol maigre, très compact et peu de vie.

Il ne poussait que des espèces adaptées au climat méditerranéen (chaud, sec et venteux) et tous les indicateurs étaient au rouge.

N’ayant pas grand-chose à perdre, j’ai tout de même commencé à aménager le potager à grand renfort de terreau, d’engrais et autres solutions magiques que je pouvais trouver dans le commerce.

Mais contrairement à ce que je pensais, les résultats n’ont pas été au rendez-vous.

Du moins pas autant que je ne le voulais.

En effet, je récoltais peu et cette méthode de culture me coûtait cher.

En plus, je commençais à suivre des cours d’écologie à l’université et le sentiment qu’une autre façon de cultiver était possible me faisait réfléchir.

Puis un jour, en regardant mon sol je me suis fait la réflexion suivante : comment faire pour avoir un sol productif ?

Un manque d’oxygène

Alors j’ai commencé à me questionner sur la source du problème.

Je ne comprenais pas, j’arrosais suffisamment, j’apportais de l’engrais selon les quantités recommandées et je travaillais mon sol comme on me l’a conseillé en jardinerie.

Qu’est-ce que je faisais de mal ?

Heureusement, la source du problème je l’ai identifié quelques mois après cette réflexion.

Alors que je relisais mes fiches sur le fonctionnement du sol et les interactions des animaux et végétaux dans ce milieu, j’ai compris la réelle source du problème.

Règle d'or : un sol productif est un sol suffisamment aéré

Eh oui, l’oxygène est indispensable pour une croissance végétale harmonieuse.

Il va permettre aux racines de s’allonger et coloniser efficacement le volume de sol nécessaire à l’alimentation en eau et minéraux.

Récemment une étude menée par des scientifiques japonais a montré que des molécules dérivées de l'oxygène, les ROS (Reactive oxygen species), jouent un rôle majeur dans le déclenchement de la croissance des racines. 

Cette croissance racinaire, permet à la plante d’être productives et capables de se défendre contre les agresseurs (d'où l'importance d'un sol aéré).

Cependant, il n’y a pas que les racines qui ont besoin d’oxygène. Les micro-organismes et animaux y vivants doivent aussi pouvoir respirer correctement.

Il est donc primordial d’avoir un sol qui inclut une grande proportion de "vide" où la microfaune du sol va pouvoir y trouver de l’oxygène.

Aérer son sol sans se fatiguer : le secret

En agronomie nous appelons ces « vides » porosités. D’ailleurs, on distingue deux types de porosité :

• La microporosité constituée des pores les plus petits

• La macroporosité constituée des plus gros pores

Comment ont les créées ces porosités ? Je vais vous le dire, pas d'inquiétude.

La macroporosité

Bonne nouvelle, pour cette porosité, vous n’avez pas grand-chose à faire hormis pailler abondamment votre sol.

En effet, la macroporosité est issue principalement du travail des vers de terres, notamment les anéciques qui creusent des galeries verticales pour aller se nourrir dans les profondeurs.

Ces galeries forment un véritable réseau d’aération en faisant diffuser en profondeur l’oxygène et en évacuant le CO2 émit par la respiration des racines et des micro-organismes du sol.

Elle a aussi comme avantage d'évacuer les surplus d’eau lors de fortes pluies.

Pour toutes ces raisons, vos vers de terre doivent être bichonnés afin qu’il travaille d'arrache-pied pour nous.

Pour cela, il faut les nourrir, abondamment.

D’où l’intérêt du paillage qui au fil du temps va être consommé par nos chers vers.

Une autre recommandation (et pas des moindres) arrêter de travailler votre sol avec des motoculteurs, bêche et même grelinette.

En faisant cela vous détruisait les galeries creusées à la sueur du front de nos amis souterrains.

Pensez à ces pauvres vers de terre !

Vous êtes peut-être surpris par le fait que je déconseille la grelinette mais même si elle reste une bonne alternative aux motoculteurs, elle va tout de même déranger la faune du sol et détruire les réseaux mycéliens (champignons du sol indispensable pour des plantes productives et en bonne santé).

La microporosité

Les pores qui la constituent sont vraiment très petit, de l’ordre du micromètre.

Elle est particulièrement utile pour les micro-organismes tels que les bactéries ou champignons.

Cette microporosité est issue de la formation d’agrégats dans un sol.

Plus les agrégats sont gros plus ils libèrent de l’espace vide (source d’oxygène).

La formation de ces agrégats est dû à l’activité des bactéries et champignons qui vont décomposer les déchets de végétaux tombaient au sol.

Ces organismes vont fabriquer une glu, qui va agglomérer les plus petits éléments : l’argile et les limons fins.

Ici, la solution sera la même que pour la macroporosité, nourrir ces micro-organismes en apportant de la matière organique via le paillage mais aussi l’utilisation d’engrais verts ou l’apport de compost.

N’oubliez pas cette phrase :

Les scientifiques estiment qu'un sol productif doit contenir environ 50 % d'air.

Autrement dit, il doit y avoir autant de vide que de terre.

Conclusion

Pour résumer cet article en une phrase, éviter à tout prix de travailler votre sol et nourrissez abondamment la biodiversité de votre sol pour qu'elle travaille d'arrache-pieds à votre place.

Vous économiserez ainsi du temps, de l’énergie (vos lombaires vous diront merci) et de l’argent (un motoculteur ce n’est pas donné).

Enfin, en appliquant cette règle, vous faites le premier pas vers un sol productif et plein de vie, ce qui est essentiel dans une quête d’autonomie alimentaire.

Allez, maintenant, je vous laisse la parole.

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